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Comment s'habiller pour les longues descentes et la montagne

Sur une longue descente, la couche qui compte est un coupe-vent sur un torse sec : un coupe-vent compressible ou un gilet que vous enfilez en quatre-vingt-dix secondes au sommet, plus des manchettes et quelque chose sous le casque dès que la descente dépasse 1 000 mètres. Le reste est du détail.

Ce guide couvre quoi emporter sur les grosses journées de montagne, quand ajouter les couches plutôt que quoi acheter, et comment gérer l'écart de 20 degrés entre une montée de 40 minutes et la descente qui suit.

Pourquoi vous gelez à la descente

Vous gelez parce que vous cessez de produire de la chaleur et commencez à en perdre vite. En montée, le corps produit plusieurs centaines de watts de chaleur résiduelle et l'évacue par la sueur. En descente, vous ne produisez presque rien tout en traversant l'air à 50-70 km/h, sur une peau et un tissu encore humides. La température de l'air chute en plus d'environ 6 °C par tranche de 1 000 mètres.

Les chiffres s'additionnent d'une manière qui surprend la première fois. Une vallée à 24 °C devient environ 15 °C à 1 500 mètres. Ajoutez 60 km/h de vent apparent sur un tissu humide et la température ressentie sur la poitrine avoisine 5 °C. Vous n'avez pas eu de malchance avec la météo : vous êtes entré dans un autre climat et vous avez cessé de vous chauffer au même moment.

Quoi emporter pour 1 500 mètres de dénivelé

Trois éléments couvrent presque toutes les journées alpines d'été : un coupe-vent compressible, des manchettes, et une casquette ou un bandeau sous le casque. Ensemble ils pèsent moins de 250 grammes, tiennent dans une poche de maillot de cyclisme, et font passer la descente de douloureuse à confortable. Le reste dépend de la météo du jour.

  • Coupe-vent ou gilet. Le coupe-vent ferme aussi les bras ; le gilet laisse les bras libres et ventile mieux si vous remontez dans l'heure. Sur une journée à un seul grand sommet, prenez le coupe-vent. Sur quatre cols enchaînés, le gilet l'emporte souvent.
  • Manchettes. Elles se montent et se descendent en quelques secondes sans rien retirer d'autre. Elles comblent aussi le vide laissé par un gilet.
  • Casquettes et bonnets. Une casquette sous le casque coupe l'air qui passe par les aérations ; un bandeau couvre spécifiquement les oreilles, qui sont la première chose à faire mal à vitesse.
  • Des jambières si le sommet dépasse 2 000 mètres ou si vous partez avant 8 h. Les genoux se raidissent vite dans l'air froid, et un genou raide dans une descente technique devient un problème de pilotage, pas seulement de confort.
  • Une deuxième paire de chaussettes de cyclisme dans le sac les jours à plusieurs cols. Des pieds secs en haut de la dernière montée valent bien 40 grammes.

Quand mettre la couche

Mettez la couche au sommet, avant de repartir, pendant que vous êtes encore chaud. Une couche coupe-vent piège la chaleur que vous avez déjà ; elle n'en crée aucune. Enfilée après deux minutes de descente, elle enferme de l'air froid et humide, paraît inutile, et c'est elle que l'on accuse.

La version pratique : arrêtez-vous en haut, ouvrez entièrement la fermeture trente secondes pour évacuer la vapeur, refermez tout et partez. Ces trente secondes comptent plus que le tissu. S'il y a un café ou un lacet avec vue, c'est votre vestiaire : ceux qui descendent gelés sont en général ceux qui n'ont pas voulu s'arrêter.

La sueur compte plus que la température de l'air

Un cycliste sec à 6 °C est plus à l'aise qu'un cycliste mouillé à 12 °C. La sueur qui s'évapore extrait la chaleur à un rythme qu'aucune couche externe ne compense, et c'est pour cela que la couche portée en montée décide du ressenti en descente. Choisissez un maillot de cyclisme et une sous-couche technique qui évacuent vite l'humidité, et gardez le coupe-vent en poche jusqu'au sommet.

C'est l'argument en faveur d'une sous-couche technique légère en été, ce qui paraît contre-intuitif et ne l'est pas. Une sous-couche technique fine décolle la sueur de la peau et la retient dans une couche que vous pouvez fermer sous un coupe-vent : l'air froid ne touche jamais une peau mouillée. Un torse nu sous un maillot trempé n'a rien entre lui et le vent. Voir faut-il une sous-couche technique en été pour savoir à quel point elle doit être fine.

Les manchettes offrent un contrôle qu'une veste n'a pas

Manchettes et jambières permettent d'ajuster par paliers plutôt que d'un coup. Sur une journée à plusieurs cols, vous aurez trop chaud puis trop froid à répétition, et une veste complète n'offre qu'un interrupteur. Les manchettes donnent quatre ou cinq états utiles entre bras nus et tout fermé, tous accessibles sans vrai arrêt.

La séquence que la plupart adoptent sur une semaine alpine : bras nus en montée, manchettes remontées au sommet, coupe-vent par-dessus pour la partie rapide, coupe-vent retiré et rangé au fond de la vallée, manchettes roulées au poignet pour la montée suivante. Rien ne passe par la tête, rien ne finit dans un sac inaccessible. Si vous débutez avec elles, notre guide des manchettes traite de la coupe et du moment où elles se justifient.

Ce qui change en gravel et sur les très longues descentes

Les descentes gravel sont plus lentes, plus cassantes et plus longues en durée, ce qui déplace la priorité du coupe-vent vers la durabilité et la capacité d'emport. Vous roulez à 25-35 km/h plutôt qu'à 60 : le froid s'installe progressivement au lieu de frapper d'un coup, mais l'exposition dure bien plus longtemps et vous ne pouvez pas lâcher une main du cintre pour remettre une couche qui claque.

Trois ajustements qui tiennent :

  • Coupe plus près du corps, pas plus ample. Une couche qui claque sur terrain cassant fait du bruit, freine et s'accroche aux tuyaux d'hydratation. Les couches externes en coupe race restent en place.
  • Sortez la charge du dos. Les cuissards cargo prennent la couche que vous venez de retirer sans déséquilibrer des poches de maillot déjà pleines sur terrain cassant : voir le guide des cuissards cargo.
  • Anticipez toute la descente, pas le premier kilomètre. Une descente gravel de 40 minutes en altitude refroidit bien au-delà de ce que suggèrent les deux premières minutes.

Sur les descentes routières de plus de 20 minutes — longs cols alpins, grands parcours de cyclosportive — traitez la descente comme un segment à part entière avec son propre équipement, comme vous traiteriez un contre-la-montre. Notre guide cyclosportive applique la même logique à une journée complète.

Questions fréquentes

Faut-il une veste complète ou un gilet suffit-il ?

Un gilet suffit quand la descente dure moins de dix minutes ou que la vallée est au-dessus de 18 °C. Au-dessus de 1 500 mètres, sur des descentes de plus de dix minutes, ou si vous êtes déjà mouillé, les bras fermés d'un coupe-vent font une vraie différence. Beaucoup emportent le gilet et ajoutent des manchettes.

Le journal glissé sous le maillot fonctionne-t-il vraiment ?

Oui, et pour la même raison qu'un coupe-vent : c'est une barrière coupe-vent sur la poitrine. C'est utile si vous êtes pris de court sans couche. Ce n'est pas un plan : ça ne fait rien pour les bras, ça se désagrège sous la pluie et ça ne survit pas à une deuxième descente.

Quelle température fait-il en descente par rapport à la vallée ?

Comptez environ 6 °C de moins par 1 000 mètres d'altitude, puis retirez encore pour le refroidissement éolien à vitesse. Une descente de 1 500 mètres depuis une vallée à 24 °C se ressent généralement comme un effort entre 3 et 8 °C, et plus froid encore si le maillot est mouillé.

Faut-il s'arrêter pour mettre les couches ?

Oui. Les manchettes se gèrent en roulant si vous êtes à l'aise, mais pas un coupe-vent, et les trente secondes passées à évacuer la vapeur au sommet sont ce que vous ferez de plus rentable pour la descente.

Et les mains et les pieds ?

Les extrémités refroidissent le plus vite parce que le flux sanguin y diminue quand le tronc lutte pour rester chaud. Si vos mains ou vos pieds s'engourdissent régulièrement en descente, c'est en général le signe que la couche du torse est mouillée, pas qu'il vous faut plus d'épaisseur aux extrémités : corrigez le torse d'abord.

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DTR — performance cycling and triathlon apparel, designed and developed in Ukraine.

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