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Liste de bikepacking : quoi porter sur plusieurs jours

Pour une sortie de plusieurs jours, emportez deux équipements de vélo et un ensemble pour le soir, puis arrêtez-vous là. Tout le reste est une assurance météo, à choisir pour l'heure la plus froide et la plus humide du voyage, pas pour la moyenne de la journée.

Ce guide couvre la rotation à deux équipements et la lessive en route, ce qui mérite sa place dans un sac limité, comment planifier sur une plage de température plutôt que sur une prévision, et où placer la charge une fois les poches du maillot de cyclisme pleines.

La règle des deux équipements

Deux équipements, c'est le bon nombre pour des voyages de deux nuits à deux semaines. Un sur vous, un qui sèche. Un troisième ne double pas le confort : il ajoute du poids et du volume pour un gain marginal, parce que le facteur limitant en bikepacking est le temps de séchage, pas le nombre de cuissards propres.

La rotation est simple. Vous roulez avec l'équipement A. En fin de journée vous le lavez et l'étendez ; vous dormez et dînez dans vos affaires du soir. Le matin vous roulez avec le B, sec depuis la nuit. Et ainsi de suite. La seule chose qui casse ce système, c'est trois jours de pluie d'affilée sans abri, et la solution est une sous-couche technique que vous pouvez porter sous un cuissard humide, pas un troisième équipement.

Pour le soir, un seul ensemble : de quoi dormir, de quoi s'asseoir, et des chaussures pour marcher. Ceux qui emportent plus le transportent propre toute la semaine.

Ce qui entre vraiment dans le sac

Une liste réelle pour cinq jours d'été avec un massif au programme pèse environ 2,5 kg. Deux cuissards, deux maillots de cyclisme, une sous-couche technique, un coupe-vent, des manchettes et des jambières, deux paires de chaussettes de cyclisme, une casquette et l'ensemble du soir. Cela couvre de 5 °C à 30 °C par superposition.

  • Deux cuissards. L'élément le plus important de la liste. Sur plusieurs jours, le chamois travaille cinq ou six heures par jour sans journée de récupération, ce n'est donc pas là qu'il faut économiser du poids ou de l'argent. Si l'un des deux est un cuissard cargo, vous réglez aussi le problème de charge plus bas.
  • Deux maillots de cyclisme. Un léger, un un peu plus consistant si le parcours passe en altitude. Le zip intégral compte plus que d'habitude : vous régulez en permanence sur des montées chargées.
  • Une sous-couche technique. En mérinos au-delà de trois jours — voir plus bas.
  • Coupe-vent. Se compresse à la taille d'un poing et couvre descentes, vent et matins froids. Sur un vélo chargé, il empêche aussi le vent de traverser un maillot dans lequel vous transpirez depuis six heures.
  • Manchettes et jambières. Le meilleur rapport confort/gramme du sac. Elles permettent à deux maillots de couvrir quatre types de matin.
  • Deux paires de chaussettes de cyclisme. Même rotation. Les mélanges laine tiennent mieux sur plusieurs jours que le synthétique pur.
  • Une casquette. Soleil, pluie dans les yeux, et de quoi se couvrir la tête le soir.

Ce qui n'entre pas : une deuxième paire de chaussures, quoi que ce soit en coton, une veste de pluie que vous porterez deux fois, et le maillot de rechange emporté pour la photo.

Laver dans un lavabo, correctement

Lavez le chamois en premier, à l'eau froide, avec le moins de savon possible, et rincez jusqu'à ce que l'eau ressorte parfaitement claire. Les résidus de lessive dans un chamois causent plus d'irritations sur un long voyage que le vélo lui-même, et c'est l'étape que tout le monde bâcle en fin de journée.

La routine qui marche dans un lavabo d'auberge ou au bord d'une rivière :

  1. Rincez tout à l'eau froide avant tout savon. L'essentiel du sel et de la sueur part ainsi.
  2. Lavez le cuissard avec un peu de savon doux, en insistant sur le chamois, et rincez trois fois.
  3. Roulez chaque pièce dans une serviette et montez dessus. Cela extrait plus d'eau que l'essorage à la main sans abîmer le tissu ni les élastiques.
  4. Étendez chamois vers l'extérieur et ouvert à l'air. Sous tente, près de la porte, pas au fond d'un sac étanche.

N'essorez jamais un cuissard en le tordant : cela détend les bandes antiglisse des jambes et les panneaux autour du chamois, et une bande détendue au deuxième jour gâche le reste du voyage. Notre guide complet du lavage traite la version à la maison, avec les mêmes principes.

Pourquoi le mérinos mérite sa place au troisième jour

Le mérinos résiste bien plus longtemps aux odeurs que le synthétique, parce que les bactéries colonisent mal la fibre : une sous-couche technique en mérinos reste portable trois ou quatre jours là où une synthétique devient désagréable au bout de deux. Sur un voyage où vous lavez à l'eau froide sans lessive, cette différence décide du nombre de couches emportées.

Le compromis est honnête : le mérinos sèche plus lentement et s'use plus vite qu'un bon synthétique. D'où le partage utile en bikepacking : mérinos ou mélange mérinos à même la peau, maillots de cyclisme et cuissards synthétiques qui sèchent dans la nuit. Mérinos ou synthétique entre dans le détail des fibres.

Planifiez sur la plage, pas sur la moyenne

Préparez le sac pour l'heure la plus froide et la plus humide que vous risquez de rencontrer, pas pour la moyenne diurne. Un parcours à 22 °C de moyenne peut démarrer à 6 °C dans une vallée à l'aube et descendre sous 10 °C sur un col à 2 000 mètres en soirée. La moyenne est une température que vous ne connaîtrez jamais.

Trois questions dimensionnent correctement l'équipement :

  • Quel est le point le plus haut, et à quelle heure y serez-vous ? L'altitude coûte environ 6 °C par 1 000 mètres, et les sommets de fin d'après-midi sont plus froids et plus ventés que la carte ne le laisse croire.
  • Où dormez-vous ? Une auberge signifie que l'équipement sèche ; un bivouac signifie le contraire, et il vous faut une couche que vous pouvez enfiler humide.
  • À quoi ressemble la journée la plus pluvieuse plausible ? Pas la prévision : le pire cas raisonnable de la saison. C'est ce qui décide si un coupe-vent suffit.

Les coureurs que nous soutenons sur Badlands — 700 km de gravel en autonomie à travers désert et sierras d'Andalousie — encaissent 38 °C sur le plateau et des températures à un chiffre en altitude dans les mêmes vingt-quatre heures, et ils le font avec deux équipements. La plage se gère avec des manchettes, des jambières et une couche externe, pas avec plus de tenues de rechange. Notre analyse Badlands traite ce cas précis.

Où doit se placer la charge

Le poids sur le dos, ce sont vos mains et vos épaules qui le paient à chaque kilomètre de terrain cassant : basculez-en le maximum sur le vélo ou sur les hanches. Des poches de maillot pleines, très bien pour quatre heures de route, deviennent pénibles au troisième jour de gravel chargé.

Les cuissards cargo changent les calculs plus qu'on ne l'imagine. Les poches de cuisse restent près du centre de masse du corps et ne rebondissent pas sur terrain cassant comme une poche arrière chargée. Nourriture, téléphone et coupe-vent plié quittent totalement le dos. Sur un vélo déjà chargé de sacoches, c'est souvent la différence entre un cinquième jour confortable et un cinquième jour douloureux. Voir le guide des cuissards cargo.

Pour la version quotidienne du même problème sans charge, quoi porter sur les longues sorties gravel couvre l'autre bout du spectre.

Questions fréquentes

Combien de cuissards pour une semaine de bikepacking ?

Deux. Un sur vous, un qui sèche. Un troisième n'aide que si vous ne pouvez vraiment pas faire sécher plusieurs nuits d'affilée, et dans ce cas la meilleure réponse est une sous-couche technique à séchage rapide et un lavage plus tôt dans la soirée.

Peut-on laver son équipement dans une rivière ou un lac ?

Rincez dans l'eau naturelle, mais faites la partie savonneuse dans un récipient à l'écart et videz l'eau sur la terre. Même biodégradable, le savon nuit à la vie aquatique en concentration. Un simple rinçage à froid élimine déjà la sueur et le sel.

Faut-il une veste de pluie ou un coupe-vent suffit-il ?

Un coupe-vent couvre le vent, les descentes et les averses légères, et se compresse assez pour être toujours là. Une pluie soutenue sur plusieurs heures demande une couche imperméable, plus lourde et plus volumineuse : ne l'emportez que si la saison et le parcours l'exigent vraiment.

Que porter le soir ?

Un ensemble : de quoi dormir, de quoi s'asseoir, et des chaussures pour marcher en ville. Léger et à séchage rapide, pour servir de couche de secours si le temps tourne. Le mérinos fonctionne bien ici, pour les mêmes raisons d'odeur.

Faut-il de la crème chamois sur plusieurs jours ?

La plupart de ceux qui enchaînent de longues journées y trouvent un bénéfice, appliquée sur peau propre au départ de chaque étape. C'est préventif, pas curatif. En cas de douleur persistante, de plaie ouverte ou de signe d'infection, arrêtez de rouler et consultez un médecin — cela ne se gère pas avec de la crème et 150 km de plus.

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DTR — performance cycling and triathlon apparel, designed and developed in Ukraine.

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