Un maillot de cyclisme thermique trouve sa place entre environ 5 °C et 12 °C : la plage où un maillot manches courtes avec manchettes ne retient plus la chaleur, mais où une veste d'hiver en retient trop. Ce guide couvre ce qui rend un maillot thermique, les conditions où il fonctionne mieux que les alternatives, et quand une sous-couche technique thermique sous un maillot manches longues classique est le choix plus malin.
Ce qui rend un maillot thermique
L'intérieur gratté, pas l'épaisseur. La face interne du tissu est relevée en un duvet doux qui emprisonne une fine couche d'air chaud contre la peau. C'est cet air emprisonné qui isole, et c'est pourquoi un bon maillot thermique peut peser moins qu'un maillot épais non gratté tout en tenant nettement plus chaud.
L'épaisseur seule ajoute surtout du poids et du volume. Elle coûte aussi en respirabilité, ce qui compte plus en hiver qu'on ne le croit : vous transpirez toujours à 6 °C, et un tissu qui retient cette humidité contre la peau vous refroidira davantage à la première descente qu'un tissu plus fin.
La plage de température qu'il couvre
Environ 5 °C à 12 °C pour un cycliste roulant à allure d'endurance régulière avec une sous-couche technique légère dessous. Au-dessus de 12 °C environ, un maillot thermique vous fait surchauffer dès la première montée soutenue. En dessous de 5 °C environ, il a besoin d'aide : un gilet coupe-vent par-dessus, une sous-couche thermique dessous, ou les deux.
Ces chiffres bougent avec l'intensité. Une sortie de groupe rapide fait descendre toute la plage de deux ou trois degrés parce que vous produisez plus de chaleur ; une sortie de récupération la fait monter. Prenez cette plage comme point de départ et calibrez-la sur votre première sortie froide de la saison. Notre guide par température couvre toute l'échelle.
Maillot thermique ou sous-couche sous des manches longues ?
Une sous-couche technique thermique sous un maillot manches longues classique est le système le plus souple, et souvent le meilleur premier achat. Vous réglez l'isolation en ne changeant que la sous-couche, donc un seul maillot couvre une plage bien plus large, et la même sous-couche sert sous un maillot d'été quand le temps tourne.
Le maillot thermique est le meilleur choix quand vous voulez qu'une seule pièce fasse le travail. Moins de couches, c'est moins de volume aux épaules, moins de tissu qui fronce à la taille et une ligne plus nette sous un gilet. Il tient aussi plus chaud pour son poids, car une face interne grattée contre une sous-couche emprisonne l'air mieux que deux tissus lisses qui glissent l'un sur l'autre.
Si vous n'achetez qu'une chose pour l'automne, achetez la sous-couche technique. Si vous avez déjà de bonnes sous-couches et que vous avez encore froid, achetez le maillot thermique. Plus de détail dans notre guide des couches par temps froid.
Quand préférer une veste
Une veste quand la surface extérieure doit arrêter le vent ou l'eau ; un maillot thermique quand elle ne doit que retenir la chaleur. Toute la distinction est là. Un maillot thermique est un tricot : l'air le traverse, ce qui le garde respirant et ce qui le fait aussi paraître soudain très fin à 45 km/h en descente.
En dessous de 5 °C environ, ou par vent soutenu, mettez quelque chose de coupe-vent par-dessus le maillot thermique plutôt que de le remplacer. Un gilet règle la plupart des cas et se replie dans une poche quand le soleil revient. Voir gilet ou veste pour situer cette limite.
Le vent casse la règle de la température
La température de l'air vous dit comment vous habiller pour monter. Le refroidissement éolien vous dit comment vous vivrez la descente, et sur une sortie hivernale c'est en descente qu'on prend vraiment froid. Un vent de face de 20 km/h à 8 °C frappe la poitrine comme 3 °C, et la poitrine est le panneau qui a le moins de muscle en action derrière lui pour produire de la chaleur.
C'est pourquoi beaucoup de maillots thermiques utilisent un tissu différent devant et derrière : un panneau de poitrine plus dense et résistant au vent, avec un dos gratté plus respirant. Si votre parcours finit par une longue descente, ce détail de construction compte plus que quelques grammes d'isolation en plus partout.
Comment la coupe change quand vous superposez
Un maillot thermique doit rester près du corps. Le tissu flottant laisse fuir l'air chaud et circuler l'air froid, donc un maillot thermique ample isole moins bien qu'un maillot ajusté dans le même tissu : la couche d'air emprisonné ne fonctionne que si le tissu reste proche de la peau.
Mais il doit être près du corps par-dessus une sous-couche, pas à même la peau. Si vous roulez en sous-couche thermique l'hiver, essayez le maillot avec cette couche avant de choisir la taille. Épaules et emmanchures sont les premiers endroits où un thermique trop petit se voit : tendez les bras vers le cintre et vérifiez que l'ourlet ne remonte pas. Détail complet dans notre guide de coupe du maillot.
Ce qu'il faut regarder
Un zip intégral que vous pouvez ouvrir en montée sans vous arrêter. Un col haut qui ferme l'espace laissé par la sous-couche. Des poches arrière accessibles avec un gilet par-dessus, et une poche zippée pour les objets de valeur, parce qu'en hiver on roule avec des gants. Une bande antiglisse à l'ourlet qui tient le poids supplémentaire de poches chargées sans rouler.
Les détails réfléchissants comptent ici plus que sur n'importe quel maillot d'été, simplement parce que les sorties se font dans une moins bonne lumière. Ils ne coûtent ni poids ni chaleur.
Questions fréquentes
Pour quelle température un maillot thermique est-il fait ?
Environ 5 °C à 12 °C avec une sous-couche technique légère dessous, à allure d'endurance régulière. Au-dessus il fait surchauffer en montée ; en dessous, ajoutez un gilet coupe-vent ou passez à une sous-couche thermique.
Un maillot thermique tient-il plus chaud qu'un manches longues ?
Oui, nettement. Un maillot manches longues classique couvre les bras mais utilise un tissu lisse sans face interne grattée, donc il emprisonne presque pas d'air. C'est une pièce de mi-saison ; le thermique est une pièce d'hiver.
Faut-il quand même une sous-couche sous un maillot thermique ?
Oui. La sous-couche évacue la transpiration de la peau ; le maillot thermique retient la chaleur. Ce sont deux rôles différents, et sauter la sous-couche est la raison la plus courante d'avoir froid dans un maillot pourtant assez chaud.
Un maillot thermique est-il coupe-vent ?
Pas vraiment, et généralement pas. Beaucoup utilisent un panneau avant résistant au vent, mais le tissu est tricoté et l'air le traverse. Pour une vraie protection, ajoutez un gilet ou un coupe-vent par-dessus.
Peut-on porter un maillot thermique sous la pluie ?
Seulement sous quelque chose d'imperméable. Une face interne grattée retient l'eau une fois mouillée, et une isolation mouillée n'isole plus. Gardez un coupe-vent pliable en poche si la pluie est probable.
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