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Pourquoi les cyclistes portent-ils du lycra ?

Les cyclistes portent du lycra parce qu'un tissu extensible et près du corps règle trois problèmes à la fois : il réduit la traînée d'un tissu flottant, il empêche l'étoffe de glisser sur la peau pendant un pédalage répétitif, et il maintient le chamois dans la seule position où il fonctionne. Ce guide explique ce que fait réellement le tissu, ce qui se porte dessous, et si tu en as vraiment besoin sur un vélo de route.

Ce que fait réellement le tissu

Le lycra, c'est de l'élasthanne — la même fibre vendue sous le nom de spandex — intégrée à un tricot pour que le tissu s'étire dans toutes les directions et reprenne sa forme. Sur le vélo, cela donne un vêtement technique qui suit un genou qui s'ouvre et se ferme environ 5 000 fois par heure sans faire de plis, et qui reste en place quand tu descends dans le bas du cintre.

L'élasticité est tout l'intérêt. Une chemise en coton tissé doit être coupée ample pour te laisser bouger. Un tricot à élasticité quatre voies peut être coupé près du corps et te laisser bouger davantage. C'est cette proximité qui achète l'aérodynamique, la stabilité et le transport de l'humidité.

La plupart des équipements cyclistes sont un mélange plutôt que de l'élasthanne pur : une face polyamide ou polyester pour la résistance à l'abrasion et le transport de l'humidité, avec de l'élasthanne pour la récupération. C'est ce ratio qui sépare un maillot de cyclisme qui tient sa forme quatre saisons d'un maillot qui bâille aux manches après un été.

Pourquoi l'ample ne marche pas à vélo

Un tissu ample échoue de trois façons précises. Il prend l'air et crée de la traînée. Il glisse sur la peau et crée des frottements là où tu es assis. Et il retient la sueur contre toi au lieu de la conduire en surface, où elle peut s'évaporer.

Le coton est le pire cas sur ces trois points. Il absorbe l'eau au lieu de la déplacer, s'alourdit et reste froid dès que tu arrêtes de grimper pour descendre.

Le frottement est le défaut le plus sous-estimé. Pédaler est répétitif par définition, et tout ce qui bouge contre la peau plusieurs milliers de fois dans une sortie finit par l'irriter. Un vêtement qui reste en place ne frotte pas.

Faut-il vraiment en porter sur route ?

Non. Rien sur un vélo de route n'impose un équipement spécifique, et les sorties courtes en vêtements ordinaires vont très bien. Le seuil, c'est la distance et la répétition, pas le type de vélo ni la vitesse.

En dessous d'une heure, la plupart des cyclistes sont à l'aise avec ce qu'ils ont déjà. Au-delà de deux heures, le chamois et l'absence de frottement cessent d'être une préférence : c'est la différence entre finir à l'aise et finir en souffrance. Si tu roules 45 minutes une fois par semaine, un cuissard est un bon progrès. Si tu roules trois fois par semaine dont une sortie longue, c'est le premier achat.

Ce qui se porte dessous

Rien ne se porte sous un cuissard. Le chamois est conçu pour être directement contre la peau — ajouter un sous-vêtement place une couture entre lui et toi, et réintroduit exactement le frottement qu'il sert à supprimer. Cela piège aussi l'humidité au seul endroit où tu ne le veux pas.

Au-dessus de la taille, c'est l'inverse. Une sous-couche technique sous le maillot de cyclisme se justifie dans presque toutes les conditions, été compris : elle éloigne la sueur de la peau et la conduit vers le maillot, où elle peut s'évaporer. Par temps froid elle ajoute une couche d'air immobile ; par forte chaleur, une sous-couche technique légère en maille garde un maillot trempé à distance de la peau dans une descente rapide.

Combien de vitesse ça vaut réellement

À 30 km/h, l'essentiel de ce que tu combats, c'est l'air, et la grande majorité de cette traînée vient de toi et de ce que tu portes, pas du vélo. Remplacer une veste qui claque par un maillot près du corps est l'un des gains de vitesse les moins chers disponibles — moins cher par watt économisé que presque n'importe quelle amélioration de composants.

L'effet augmente avec la vitesse. En dessous de 20 km/h environ, la pente et la résistance au roulement dominent et le tissu compte beaucoup moins. Face au vent ou sur du plat rapide, il compte beaucoup.

Par quoi commencer

Le cuissard, puis le maillot. Le cuissard fait le plus de travail par euro parce qu'il règle le point de contact : le chamois, les bandes antiglisse qui tiennent la position, et les bretelles qui éloignent la taille du ventre quand tu es plié sur le cintre.

Ensuite une sous-couche technique, puis un gilet ou un coupe-vent qui rentre dans une poche de maillot. Cette courte liste couvre l'essentiel de l'année sous la plupart des climats.

Questions fréquentes

Que portaient les cyclistes avant le lycra ?

De la laine. Maillots en mérinos et cuissards à chamois en cuir ont été la norme jusqu'à l'arrivée des tissus extensibles synthétiques dans les années 70 et 80.

Pourquoi un cuissard plutôt qu'un short à taille élastique ?

Une ceinture élastique doit serrer le ventre pour tenir, et elle le fait exactement là où tu te plies à la hanche. Les bretelles tiennent depuis les épaules : rien ne comprime quand tu es bas, et le chamois ne bouge pas.

Est-ce que ça doit être aussi serré ?

Assez près pour ne pas bouger. La coupe race est plus ajustée que ça pour l'aérodynamique ; une coupe plus souple reste en place et se montre plus confortable sur longue distance. Le vrai défaut, c'est l'ample qui glisse.

Le lycra tient-il chaud en été ?

Un tricot technique près du corps est plus frais qu'un haut en coton ample dans les mêmes conditions, parce qu'il conduit la sueur en surface où l'air peut l'évaporer. Ce qui change en été, ce sont des mailles plus légères et plus ouvertes, pas la coupe.

Commence par le bas : la gamme de cuissards DTR est sur /collections/bib-shorts.

DTR — performance cycling and triathlon apparel, designed and developed in Ukraine.

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