Portez une trifonction, ou un cuissard de triathlon avec un haut technique — et choisissez le chamois le plus fin que vous tolérez sur le vélo. Ce qui sépare le duathlon du triathlon, c'est que vous partez au sec et que vous courez deux fois, ce qui inverse la logique habituelle sur le rembourrage et la coupe. Ce guide couvre le choix de tenue, la question du chamois, le placement du dossard et comment s'habiller pour les matins froids de printemps où tombent la plupart des duathlons.
Qu'est-ce qu'un duathlon ?
Un duathlon, c'est course, vélo, course — sans natation. Un duathlon sprint fait généralement 5 km de course, 20 km de vélo et 2,5 km de course. Le duathlon standard double à peu près ces distances : 10 km, 40 km et 5 km. Il y a deux transitions, toutes deux depuis et vers la course, et toute l'épreuve se fait dans une seule tenue.
Ce dernier point commande toutes les décisions. Vous ne gérez pas un passage du mouillé au sec : vous gérez une pièce qui doit être confortable en courant fort, puis aérodynamique et assez rembourrée sur le vélo, puis à nouveau confortable en courant fort sur des jambes fatiguées.
Une pièce ou deux ?
La trifonction est le choix le plus rapide et le plus simple, et c'est ce que portent la plupart des duathlètes compétitifs. Rien ne remonte pendant les courses, il n'y a pas d'espace à la taille sur le vélo, et rien à ajuster en transition quand le cœur est à bloc et les mains peu fiables.
Le cuissard de triathlon avec un haut séparé se justifie dans deux cas : s'il fait vraiment froid et que vous voulez changer ou ajouter une couche entre les disciplines, et si vous n'avez pas encore trouvé de trifonction adaptée à la longueur de votre buste. Une combinaison trop courte de corps tirera sur les épaules à chaque foulée de la deuxième course. Notre comparatif trifonction ou haut et cuissard détaille les compromis.
Ce qu'il ne faut pas porter en course : un maillot de cyclisme et un cuissard à bretelles. Les bretelles sont lentes et pénibles à gérer, un chamois route est bien trop épais pour courir, et un maillot aux poches chargées rebondit à la course.
Pourquoi un chamois plus fin gagne ici
En duathlon, la partie vélo est encadrée par de la course à pied : le chamois doit donc être jugé autant sur sa tenue en courant que sur le vélo. Un chamois épais frotte entre les jambes dès que vous courez avec, retient la chaleur et se fait sentir pendant toute la seconde course.
La partie vélo d'un duathlon est aussi courte comparée à un triathlon ou une course sur route — 20 km en sprint, 40 km en standard — et elle se roule fort, dans une position quasi unique. Ce n'est pas assez de temps en selle pour nécessiter un chamois d'épaisseur route. Un chamois de triathlon fin et dense est le bon outil : assez pour atténuer, assez fin pour disparaître à la course.
Ici la densité compte plus que l'épaisseur, et ce n'est pas la même chose. Notre guide des chamois explique comment lire la différence.
La question de la ceinture porte-dossard
Oui, utilisez-en une. Une ceinture porte-dossard permet de faire pivoter le dossard de l'arrière vers l'avant entre les disciplines sans rien épingler à une pièce dans laquelle vous courez deux fois. La plupart des duathlons veulent le dossard visible à l'arrière à pied et à l'avant sur le vélo — vérifiez le règlement de votre épreuve, car cela varie.
Épingler un dossard directement sur une trifonction est une erreur qu'on ne fait qu'une fois. Les épingles déchirent le tissu, le papier ramollit avec la sueur, et le dossard claque contre la cuisse pendant deux courses. Une ceinture coûte presque rien et règle le problème définitivement.
Réglez la ceinture avant le départ, posée sur les hanches plutôt qu'à la taille, pour qu'elle ne remonte pas sur les côtes en courant.
S'habiller pour un départ au froid
Les duathlons se concentrent en début de printemps, ce qui veut dire que la première course part souvent à 5-10 °C. Le piège est de s'habiller pour la ligne de départ plutôt que pour l'effort. Vous aurez chaud dix minutes après le départ, puis vraiment froid sur le vélo, où se trouve l'essentiel de l'exposition.
Le système qui marche : courir en trifonction, en ajoutant des manchettes et un gilet léger que vous pouvez emporter en transition. Les manchettes se baissent ou s'enlèvent en courant sans s'arrêter, et un gilet s'enfile en T1 en quelques secondes et sort en T2 — ou reste en place si le vélo a été plus froid que prévu.
Ne partez pas trop couvert sur la première course. Tout ce que vous devez retirer en cours de route et porter à la main est un pire problème qu'un bref moment de froid au départ.
Sprint ou standard : ce qui change
Très peu, et c'est l'information utile. La tenue est la même ; la tolérance ne l'est pas. En sprint, vous pouvez vous permettre une coupe légèrement imparfaite parce que vous n'y êtes qu'une heure. En standard, une couture mal placée, un chamois un rien trop épais ou une bande de cuisse un peu serrée auront trois ou quatre heures pour se rappeler à vous.
Si vous passez au standard, faites une séance brick complète dans la tenue exacte que vous comptez porter : courir, rouler, courir, sans vous changer. C'est la seule façon de trouver la couture qui ne pose problème qu'à la deuxième course.
Chaussures, chaussettes et les détails
Des lacets élastiques sur les chaussures de course, pour entrer et sortir sans vous asseoir. Les chaussettes relèvent du choix personnel : s'en passer fait gagner en transition, mais comme le duathlon démarre au sec, il y a bien moins de raisons de les sauter qu'en triathlon. La plupart des gens ont intérêt à en porter et à courir confortablement.
Une casquette ou une visière s'il fait lumineux, des lunettes portables sur les deux disciplines, et des gants seulement si le vélo est vraiment froid : c'est une chose de plus à gérer en T2. Disposez tout en transition dans l'ordre où vous en aurez besoin et n'y touchez plus. Notre check-list de transition se transpose presque entièrement au duathlon, sans le matériel de natation.
Questions fréquentes
Peut-on porter une trifonction en duathlon ?
Oui, c'est le choix standard. Une trifonction reste en place sur les deux courses, ne laisse pas d'espace à la taille sur le vélo et ne demande aucun ajustement en transition. Comme il n'y a pas de natation, vous pouvez aussi choisir un modèle un peu plus couvrant ou à zip plus long si vous préférez.
Que porte-t-on sur la partie vélo d'un duathlon ?
La même chose que sur la course. Il n'y a pas de changement de tenue en duathlon : vous ajoutez ou retirez des couches comme des manchettes ou un gilet en transition, mais la trifonction, ou le cuissard et le haut de départ, restent en place toute l'épreuve.
Faut-il une ceinture porte-dossard ?
Pas obligatoire, mais fortement recommandée. Elle permet de déplacer le dossard entre l'avant et l'arrière sans rien épingler à une pièce dans laquelle vous courez deux fois. Vérifiez le règlement pour savoir quelle face doit être visible et quand.
Faut-il un chamois en duathlon ?
Oui, mais fin. Un chamois de triathlon est conçu pour être couru ; un chamois route ne l'est pas, et il frottera et retiendra la chaleur pendant toute la seconde course. La partie vélo est assez courte pour ne pas exiger un rembourrage d'épaisseur route.
Que porter pour un duathlon froid ?
Trifonction plus manchettes et un gilet léger, tous deux faciles à ajouter ou retirer en transition. Habillez-vous pour l'effort et non pour la ligne de départ : vous aurez chaud dix minutes après le départ, et le vrai froid arrive sur le vélo.
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DTR — performance cycling and triathlon apparel, designed and developed in Ukraine.





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